Blog / Conseils
Alimentation : Graines de chia, Baies de goji, poudre d’algue… la consommation des superaliments en hausse

Graines de chia, Baies de goji, poudre d’algue… Ces « superaliments » sont de plus en plus présents dans vos rayons et vos assiettes. Alors quelles sont réellement leurs vertus ?
À l’heure du petit-déjeuner, pas de croissants ni de pain pour Yanis Sioudian. Il se prépare des graines comme tous les matins depuis deux ans. « On a des graines de chia avec des flocons d’avoine qui sont justement riches à la fois en termes de nutriments et aussi en termes de fibres« , indique ce consommateur de « superaliments ».
Moins sucrés, plus naturels, on les appelle les superaliments. Et il y voit bien des vertus. Pas de café non plus, mais cette boisson à base de champignons, qui vante notamment une meilleure concentration et du stress en moins. Les superaliments, une tendance qu’il a découvert sur les réseaux sociaux. Des graines, des légumineuses comme les lentilles, de l’avocat, de la poudre ou encore des algues. Il en existe des dizaines, ils seraient bénéfiques pour la santé. À Saint-Malo, l’algue s’est justement fait une place sur les cartes des restaurants. « Il y a beaucoup de protéines dans les algues, mais il y a aussi beaucoup d’oligo-éléments, de minéraux, donc c’est vraiment très très bon pour la santé« , déclare Myriam Domange, Cheffe du restaurant « Annadata ».
Une consommation en hausse
Huit ans que cette restauratrice met des algues dans ses recettes. La consommation des super aliments est en hausse. Plus de 18 % entre 2021 et 2023, dernière étude en date. Des aliments souvent importés d’Amérique du Sud ou de Chine, mais progressivement produits en France. Cette Picarde, elle, fait sa propre culture depuis sept ans. Des baies de goji. « C’est la famille des tomates. Vous voyez, une petite peau lisse, brillante, comme ça, comme une tomate. Et regardez, quand on l’ouvre, on a toutes petites graines. Ça supporte bien le gel en hiver. Donc comme ça résiste à moins 20, je me suis dit que ça pouvait résister à notre climat picard« , indique-t-elle.
Cette petite baie vaut de l’or. 120 euros le kilo. Valérie Leroy fournit marchés, restaurateurs et particuliers. Et la demande explose. Mais pas question d’augmenter sa production. À peine 100 kilos par an. »Je n’en ai pas planté davantage parce que je veux pouvoir travailler avec mes deux mains parce que ça se cueille à la main. Il n’y a pas vraiment de système de cueillette mécanisé pour les petites quantités« , explique Valérie Leroy, productrice de baies de Goji. Les baies constituent un bon complément de revenu pour cette exploitation familiale qui cultive aussi du blé, des betteraves et des pommes de terre.
Source : https://www.franceinfo.fr/