

Dans une déclaration accordée à Tunisie Numérique ce vendredi 27 juin 2025, Adel Karim, membre du bureau exécutif national de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP) et chargé de l’agriculture biologique, a affirmé qu’il est impossible de stopper la propagation de la cochenille, précisant qu’« elle ne fait qu’augmenter », et que les interventions visent à ralentir sa diffusion et non à l’éradiquer, conformément aux approches scientifiques reconnues.
Karim a expliqué que la lutte chimique contre ce ravageur permet une réduction temporaire de sa propagation sur les figuiers de barbarie pendant quelques années. Il a ajouté que la situation en Tunisie cette année est similaire à celle de l’an dernier, les commissariats régionaux de l’agriculture, notamment dans les gouvernorats de Kasserine et Nabeul, assurent les interventions nécessaires, en parallèle avec des traitements individuels menés par les agriculteurs.
Il a souligné que ces traitements ne constituent qu’une solution provisoire, tandis que la solution durable réside dans la plantation de variétés résistantes à la cochenille, un axe stratégique actuellement suivi par le ministère de l’Agriculture, qui a déjà fait ses preuves sur le terrain.
Selon lui, ces expérimentations ont été généralisées dans plusieurs régions comme le Sahel et Kasserine, et ont démontré une efficacité atteignant près de 100 %. Il a cependant rappelé que les superficies consacrées au figuier de barbarie en Tunisie sont vastes, ce qui rend le traitement chimique inefficace scientifiquement et impraticable sur le terrain.
Adel Karim a conclu en soulignant que les méthodes traditionnelles de lutte se sont révélées extrêmement difficiles face à l’ampleur de l’infestation.
Source : https://www.tunisienumerique.com/