

Actuellement à la « première place » sur le marché russe, la datte algérienne est en mesure « d’ouvrir la voie » à l’exportation d’autres productions agricoles. C’est en substance la vision partagée hier par le président du Conseil d’affaire algéro- russe, en marge de l’ouverture au public de la troisième édition du Salon international des dattes d’Alger. Mahdi Bouguedoura, qui demande le « renforcement de la réglementation » afin de préserver au mieux l’image des produits algériens, explique que la récente participation de l’Algérie au salon Word food de Moscou, a prouvé l’intérêt du marché russe. Le prochain salon des produits algériens, programmé en mai 2026 dans la capitale russe, sera en ce sens une étape décisive.

En effet, le président du Conseil d’affaires, Mahdi Bouguedoura, nous a précisé hier, en marge de l’ouverture du salon au public, que les dattes algériennes sont aujourd’hui « les plus présentes sur le marché russe ». En termes de volume, les opérateurs nationaux exportent, en moyenne, entre « 5000 à 7000 tonnes par an ». Un chiffre important, mais encore loin des possibilités du secteur. Ce dernier, estime le responsable, a besoin que l’on mette en place de normes « encore plus strictes ». Notre interlocuteur, en tient pour preuve, que l’exportation des dattes vers la Russie, enregistre un certain fléchissement. A cause du « ralentissement du commerce international » mais aussi « de mauvaises pratiques de certains opérateurs qui ont nui à l’image du produit ».
Toutefois, les problématiques, dont celles liées au respect des normes, sont visiblement pleinement prises en compte par les autorités. M. Mahdi Bouguedoura, précise en effet que les questions de « la qualité des dattes, des contrôles phytosanitaires » ou encore des « normes pour les produits destinés à l’exportation », ont été abordées, ce lundi, avec le ministre de l’Agriculture M. Yacine Oualid. Ainsi, le président du Conseil d’affaires algéro- russe, qui représente aujourd’hui « plusieurs dizaines, certainement des centaines » d’entreprises algériennes, publiques ou privées, opérant avec la Russie, a insisté hier sur l’avenir des relations économiques et commerciales entre les deux pays. Et plus particulièrement le domaine de l’agriculture.
Locomotive
Très concrètement, le responsable fait savoir que la dynamique autour de l’exportation des dattes vers la Russie doit impérativement être préservée et même renforcée. C’est elle qui pourra, à terme, ouvrir ce marché pour l’ensemble des producteurs algériens. Mahdi Bouguedoura, souhaite en ce sens « faire de la datte une locomotive » pour l’ensemble des produits algériens sur le marché russe. Les plus demandés seraient actuellement les produits agricoles tels que les agrumes, et plus largement les produits de pêche, les fromages ou même l’agroalimentaire, ou l’industrie en général.
Ainsi, notre interlocuteur, estime que les « réseaux des partenaires russes, qui distribuent actuellement la datte algérienne en Russie et sur certains pays asiatiques limitrophes » pourrait facilement ouvrir de nouveaux marchés pour les autres produits algériens. Cette possibilité, explique en substance le responsable, a « aujourd’hui dépassé le stade du simple souhait ». Un travail « est en cours » avec les services concernés afin, dans un premier temps, « obtenir des agréments pour certains produits ». Ces documents sont en effet nécessaires avant toute mise sur le marché en Russie. Et dans cette logique, M. Bouguedoura, rappelle que lors du dernier salon World Food, organisé en septembre 2025 à Moscou, « des exposants algériens ont signé des protocoles d’entente pour la fourniture de plusieurs types de production. Maintenant, il s’agit de travailler sur les paramètres d’étiquetage et certaines certifications ».
Et dans cette logique, M. Bouguedoura, précise que le mois de mai 2026 sera particulièrement important pour le développement des exportations algériennes en Russie. Ainsi, organisé à l’initiative du Conseil d’affaires, le prochain salon des produits algériens, devra être « un point de départ » pour la distribution des productions algériennes. Un objectif, ajoute M. Bouguedoura, qui entre dans le cadre du programme pour la diversification des exportations hors hydrocarbures, d’autant que « le ministre du Commerce extérieur soutient très fortement le projet ». Quant à la liste des participants, elle n’est pas encore fixée, « mais il est clair qu’elle sera importante ».
Source : https://lalgerieaujourdhui.dz/