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Les fruits algériens prisés à l’étranger

80 tonnes de ce fruit ont été exportées vers l’Hexagone, informe un communiqué officiel.
Il est patent que les produits agricoles algériens génèrent ces dernières années une importante manne en devises, car exportés avec succès. Après les dattes, le miel et les agrumes, c’est au tour de la pastèque algérienne de faire son entrée sur le marché français. 80 tonnes de ce fruit ont été exportées vers l’Hexagone, informe un communiqué officiel. Gageons que ce quota, bien que modeste, prélude du succès pressenti pour d’autres primeurs.
La pastèque se présente ainsi comme un véritable produit d’appel, après avoir réussi à franchir allégrement la barrière normative européenne. D’autres denrées à fort potentiel à l’export sont, en effet, éligibles à l’offensive commerciale en dehors des frontières nationales, en jouant notamment sur le levier de la saisonnalité mais et, surtout, en répondant aux exigences sanitaires des marchés européens.
Les produits agricoles comme les truffes, les dattes, le miel et les tomates génèrent déjà des revenus significatifs pour le pays, via l’export. Ceux-ci ont pour destinations l’Italie, la France et l’Espagne. Il a même été constaté que l’Algérie commence à concurrencer les grands exportateurs de tomates vers l’Europe, notamment le Maroc, dont les exportations ont eu à connaître des saisons difficiles en raison de la sécheresse et des températures élevées. Afin d’illustrer ce potentiel d’export rien que pour la tomate, rappelons le contrat qui a été récemment signé avec la société saoudienne Goody pour l’exportation des produits agricoles et alimentaires algériens. Il a été paraphé avec l’entreprise algérienne Houkoul El Janoub, filiale du groupe Souakri, pour l’exportation de la tomate cerise pour une valeur annuelle de 3 millions de dollars.
Un travail reste, néanmoins, à poursuivre sur le front de la labellisation afin de gagner davantage de crédit sur les places internationales. Ébauche en a été faite pour deux denrées du terroir, à savoir la figue et l’huile d’olive qui ont tous deux arraché de grandes distinctions mondiales.
Le label Indication Géographique (IG) pour la figue sèche de Béni Maouche a été ainsi validé par le comité national de labellisation, tandis que celui de l’olive de table de Sig est en phase finale de validation, selon un responsable du ministère de l’Agriculture.
Les systèmes de valorisation des produits agricoles, notamment les produits du terroir, par les signes distinctifs de qualité tels l’IG ou l’Appellation d’origine (AO) constituent «des instruments importants pour soutenir les dynamiques agricoles locales et offrent des opportunités commerciales tant sur le marché local qu’à l’export», a expliqué dans ce sens le secrétaire général par intérim du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdelhamid Hamdi. En parallèle à ces produits qui jouissent, désormais, d’une solide réputation en Algérie et à l’étranger, l’incontournable Deglet Nour, datte d’excellence algérienne, s’est déjà imposée, et ce depuis longtemps, sur les comptoirs de la planète.
Notons qu’après des années d’absence des salons internationaux de l’agriculture et de l’agroalimentaire, l’Algérie effectue présentement son grand retour sur ces carrefours, où sont présentés présentés les produits traditionnels du terroir, mais aussi une gamme de produits de niche innovants, d’une haute technicité.
À chacune de leurs participations, les entreprises algériennes font preuve d’une grande capacité d’innovation, tout en soignant l’image des produits algériens authentiques et bio.
Source : https://www.lexpressiondz.com/