Blog / Conseils
Le bourdonnement des abeilles pousse les plantes à produire du nectar

Les plantes seraient capables d’“entendre” le bourdonnement d’abeilles pollinisatrices volant à proximité. Ce qui les pousserait à produire une quantité plus importante de nectar plus sucré.
À l’occasion du congrès international d’acoustique et de celui, conjoint, de la Société américaine d’acoustique, qui se déroulent à La Nouvelle-Orléans jusqu’au 23 mai, Francesca Barbero, chercheuse à l’université de Turin, en Italie, a présenté les résultats étonnants d’une étude sur les fleurs et leurs pollinisateurs : “Les plantes pourraient ‘entendre’ le bourdonnement des abeilles et leur offrir plus de nectar quand ces insectes sont dans les parages”, rapporte The Guardian.
“Ce comportement serait une stratégie de survie qui permettrait de donner davantage de nectar et de sucre aux abeilles plutôt qu’aux insectes voleurs de nectar qui n’offrent pas de bénéfices reproductifs”, indique le journal britannique.
Modification de l’expression de gènes
Les abeilles et leurs compétiteurs pour les fleurs ont des signaux acoustiques différents. Pour savoir si les fleurs savent les distinguer, les chercheurs ont passé des enregistrements de bourdonnements d’abeilles sauvages Rhodanthidium sticticum, mais aussi des enregistrements de sons ambiants ou de vrombissements d’autres insectes à proximité de mufliers. Ces plants produisaient alors davantage de nectar, et en outre plus sucré, seulement en réponse aux bourdonnements des abeilles. Francesca Barbero et ses collègues ont ensuite analysé l’expression des gènes des plantes et constaté qu’elle avait changé pour les gènes impliqués dans le transport du sucre et la production du nectar.
Si les scientifiques ne savent toujours pas comment les plantes “entendent”, “il y a une accumulation de données qui montrent que les insectes et les plantes sont capables de ressentir et de produire, voire de transmettre, des signaux vibro-acoustiques”, rappelle Francesca Barbero, dont les propos sont rapportés par le Guardian.
Source : https://www.courrierinternational.com/