Blog / Conseils
Chocolat, safran, hareng : ces produits stars qui misent (enfin) sur la durabilité

Chocolat suisse, safran iranien, hareng néerlandais… Trois produits emblématiques se réinventent face aux défis climatiques et sociaux, entre agriculture durable, traçabilité renforcée et préservation des ressources.
En Suisse, l’espoir d’un chocolat plus vertueux
Déforestation, transport polluant, salaires iniques pour les cultivateurs… La culture et la transformation du cacao sont souvent montrées du doigt. En Suisse, l’industrie du chocolat a monté la Plateforme du cacao durable, structure destinée à favoriser les échanges de bonnes pratiques entre ses membres. Mais face à ce chantier colossal, les entreprises avancent plutôt en ordre dispersé. Le groupe Nestlé (5e sur 39 au Chocolate Scorecard, classement réalisé par un panel d’universitaires, de consultants et d’ONG pour évaluer les initiatives vertueuses) œuvre surtout en faveur d’une meilleure traçabilité et de la lutte contre le travail des enfants ; Lindt & Sprüngli (13e sur 39) agit contre la déforestation…
En Iran, le safran devient plus sobre
Les producteurs de ce pays, qui cultive 90 % du safran mondial, limitent leur consommation d’eau, d’engrais et d’insecticides de synthèse en redécouvrant des techniques traditionnelles (rotation des cultures, utilisation de « plantes-pièges » attirant les ravageurs à elles…), combinées à de la haute technologie, comme l’arrosage en goutte à goutte géré par ordinateur et la surveillance de la bonne santé des cultures par satellite.
Aux Pays-Bas, on prend soin du hareng
Indissociable de l’économie et de la culture bataves depuis le Moyen Âge, ce poisson a failli disparaître des étals dans les années 1970, après l’effondrement des stocks. Mise en place de quotas et de tailles minimales des prises, entente avec les pays concurrents, mobilisation des supermarchés… de nombreuses actions ont abouti à une certification du MSC (Marine Stewardship Council) en 2006. Cet organisme, qui évalue les bonnes pratiques en matière de pêche, estime qu’aujourd’hui 35 millions de harengs « durables » par an sont consommés dans le pays. Un système perfectible, les contrôles des cargaisons des bateaux étant trop peu nombreux.
Source : https://www.geo.fr/