Argousier – Sea buckthorn – Hippophae rhamnoides
Appartenant à la famille des Eléagnacées, l’argousier est un arbrisseau à longue vie, de 1 à 6 m le plus souvent, mais pouvant atteindre 10 à 18 m selon les sous-espèces et les situations arbuste, comportant de nombreuses épines et portant des petites baies rondes de couleur jaune orangé, appelées argouses.

C’est un arbuste dioïque, c’est-à-dire que les fleurs mâles et femelles se retrouvent sur deux plants distincts. Seules les femelles peuvent porter des fruits. Pour ce faire, leurs fleurs doivent être pollinisées par celles d’un plant mâle. Un plant mâle peut polliniser jusqu’à sept plants femelles.
L’argousier apprécie les sols sablonneux et bien drainés. Il a la particularité de fixer l’azote atmosphérique. Il nécessite donc très peu d’apports en engrais azoté et peut pousser en sol pauvre. Il peut également contribuer à enrichir le sol pour favoriser la croissance d’autres plantes. Il peut tolérer la sécheresse, mais ils requièrent un bon apport en eau pour assurer une bonne production de fruits.
Grâce à leur système racinaire se déployant rapidement, les plants d’argousier peuvent être utilisés pour lutter contre l’érosion des sols. Ils ont une bonne tolérance au sel de déglaçage et peuvent être utilisés en bordure des routes.
L’argousier puise ses nutriments grâce à une racine très longue et profonde dans le sol et de nombreuses racines superficielles. Il a également besoin de capter énormément la lumière du soleil. On le trouve ainsi dans des sols peu riches, arides et à des hauteurs très importantes comme les hauts plateaux de Mongolie dont il est originaire. Cette localisation entraîne une nécessité d’adaptation de l’arbuste qui doit résister contre la sécheresse, le froid et le vent. Pour cela, il fabrique de nombreuses substances nutritives et protectrices expliquant sa composition exceptionnelle.
Préférant le plein soleil, l’argousier est un bel arbuste aux multiples usages qui saura s’adapter à son environnement.
Description de l’argousier :
Feuilles : Feuilles caduques, alternes, simples, très étroites, à une seule nervure. Pétiole très court, limbe vert en face supérieure et gris argenté en face inférieure.

Fleurs : Très petites fleurs verdâtres en avril, avant les feuilles.

Fruits : Fruits jaunes à orange en septembre pouvant persister jusqu’en mars, ovoïdes, charnus, de 6 à 8 mm de diamètre. Les baies poussent en grappes et forment des masses compactes sur les branches.

Racines :Très drageonnantes, les racines fixent l’azote de l’air grâce à leurs nodosités.
Fiche Technique :
Noms vernaculaires: Argasse, épine luisante, épine marante, griset, saule épineux, faux nerprun, bourdaine marine, olivier ou ananas de Sibérie.
Nom(s) scientifique(s) : Hippophae rhamnoides
Famille botanique : Éléagnacées.
Origine : Mongolie
Partie(s) utilisée(s) : Presque toutes les parties de l’argousier sont utilisées en médecine traditionnelle, y compris les baies, les graines, les feuilles et l’écorce.
Récolte : L’argousier donne ses premiers fruits 4 à 6 ans après son implantation et sa durée de vie est d’environ 25 ans. Le pic de production est atteint après la septième année. Le rendement en fruits est alors d’environ 2 à 3 kg par plant en moyenne par récolte.
Composants nutritionnels : L’argousier a une baie, son fruit est très riche en vitamine C,qui explique son goût acide lorsqu’on la consomme crue.
À partir de la baie d’argousier sont fabriqués trois produits essentiels qui entrent dans la composition des compléments alimentaires : le jus ou sirop d’argousier et l’huile d’argousier.
Après pressage de la pulpe d’argousier, on obtient le jus d’argousier qui est riche en :
– vitamines : vitamine A (issue des caroténoïdes), vitamine E, vitamine C, vitamine K et vitamines B,
– minéraux : azote, phosphore, fer, manganèse, bore, calcium, aluminium, silicium,
– polyphénols antioxydants : flavonoïdes dont les flavonols avec la quercétine, l’acide para-hydroxybenzoïque, les catéchines, les caroténoïdes et les anthocyanidines,
– acides de fruits : acide malique, acide succinique,
– éléments nutritifs : protéines, acides aminés, lipides et sucres.
Après pressage à froid des graines issues du fruit, on obtient l’huile d’argousier qui est riche en :
– antioxydants : caroténoïdes dont pro- vitamine A, vitamine E
– acides gras polyinsaturés essentiels oméga-6 avec l’acide linoléique et l’acide gamma-linolénique,
– acides gras polyinsaturés essentiels oméga3 avec l’acide alpha-linolénique, qui fait souvent défaut dans l’alimentation moderne,
– acides gras polyinsaturés oméga 7 avec l’acide palmitoléique,
– acides gras oméga-9 avec l’acide oléique,
– acides gras saturés,
– phytostérols dont le béta-sitostéol en moindre quantité.
Les baies d’argousier sont parmi les fruits les plus nutritifs et les plus riches en vitamines. Ils contiennent jusqu’à dix vitamines différentes (C, E, A, B1, B2, F, K et P), des acides gras essentiels, des sucres, des oligo-éléments, des flavonoïdes, des pigments, ainsi que de l’huile. Ils sont aussi riches en protéines et en éléments chimiques, y compris du fer, du calcium et du manganèse.
Les tocophérols et tocotriénols (vitamine E) se trouvent également en quantités appréciables dans les fruits d’argousier. La teneur totale de ces composants varie, respectivement, de 100 à 300 mg/kg et de 10 à 150 mg/kg dans les graines et les baies fraîches (6). Leur teneur en vitamine E excède celle du blé, du maïs et de la fève de soja.
La teneur en sucres des fruits d’argousier varie selon le temps de la récolte.
Les principaux constituants des sucres du fruit de l’argousier sont le glucose et le fructose, avec de faibles quantités de xylose et d’alcools de sucre, tels que le mannitol, sorbitol et xylitol.
Synthèse par : Hassène KHIER
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