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Cette plante, plus ancienne que les dinosaures, est une alliée pour prendre soin de la santé des os

– Plante ancestrale, la prêle est riche en minéraux essentiels.
– Elle est utilisée en phytothérapie pour ses bienfaits reminéralisants sur les os, dents, ongles et cheveux.
– Elle soutient aussi les fonctions urinaires et favorise la cicatrisation.
Plante curieuse dont l’apparence ressemble à s’y méprendre à une queue de cheval, la prêle est une plante vivace longtemps considérée comme une mauvaise herbe. Mais la nature fait bien les choses et rien n’est vraiment mauvais. De son vrai nom Equisetum, la prêle est une très vieille plante qui nous vient de l’ère secondaire. Oui, elle est apparue bien avant les dinosaures. Et c’est une plante phare dans la phytothérapie.
Une alliée reminéralisante pour les ongles, les cheveux et les dents
Dans son ouvrage « les plantes remèdes de Grand-mère », Alexandre Bezin explique qu’elle a la « singularité d’avoir deux sortes de tiges : les tiges fertiles et les tiges stériles. Ce sont les tiges stériles, plus longues et sans épi terminal oblong, qu’on utilise en phytothérapie
« . Une fois sèches, elles renfermeraient « entre 15 et 20% des principes minéraux actifs »
, précise Claude Gardet dans son livre « Mémo, les vieux remèdes ». Parmi ces principes, on retrouve de la silice, du fer, du calcium, du potassium et des tanins. Résultat : cette plante est un véritable reminéralisant, notamment pour les os, les dents, les ongles et les cheveux. La prêle permet ainsi de redonner de la force aux ongles cassants, aux cheveux qui tombent, mais elle est aussi une alliée pour lutter contre l’anémie. « On l’utilise aussi contre les rhumatismes et les affections de la peau
« , ajoute Alexandre Bézin. Le Vidal ajoute qu’aujourd’hui « elle est essentiellement proposée comme diurétique, pour favoriser l’élimination de l’eau par les reins, et comme source de silice pour stimuler la formation de collagène dans les os, les cartilages et les tendons
« . Si l’Agence européenne du médicament considère comme traditionnellement établi l’usage de la prêle des champs comme traitement complémentaire des médicaments des problèmes urinaires mineurs, très peu d’études ont été réalisées pour confirmer sa réelle efficacité.
Comment consommer la prêle des champs ?
On peut trouver la prêle sous forme de plante séchée, de gélules ou d’extraits liquides. En décoction, il est conseillé de faire infuser une cuillère à soupe de prêle séchée pour une tasse d’eau. Laissez infuser pendant quinze minutes dans de l’eau bouillante. En infusion froide, elle peut s’appliquer sur les plaies superficielles pour accélérer la cicatrisation. Le Vidal précise, par ailleurs, que « la prise de prêle des champs dans le contexte des troubles urinaires mineurs doit être accompagnée de la consommation d’au moins deux litres d’eau par jour
« .
La consommation de prêle des champs est déconseillée pour les personnes souffrant d’œdèmes « dus à une maladie du cœur ou des reins
» et contre-indiquée pour les femmes enceintes ou allaitantes. De plus, la bible médicale ajoute que la plante peut interagir avec certains médicaments, notamment parce qu’elle augmente le volume des urines. « Cet effet peut augmenter la toxicité des médicaments ou des plantes qui tendent également à faire diminuer le taux de potassium dans le sang (diurétiques, laxatifs irritants), ainsi que de certains médicaments des troubles du rythme cardiaque (digitaliques) ou des troubles bipolaires (lithium)
« . Il est toujours conseillé de demander l’avis d’un professionnel de santé avant de consommer la prêle.
Source : https://www.tf1info.fr/