Coquelicot – Poppy – Papaver rhoeas L.
Description :
Plante herbacée annuelle de la famille des pavots (papavéracées), mesurant de 50 à 60 cm de hauteur et présentant une longue tige fine et velue, d’apparence fragile, très répandue dans les champs, et particulièrement dans ceux de céréales, le coquelicot se distingue par le rouge vif de ses fleurs.

Originaire de Méditerranée orientale, d’Afrique du Nord et d’Asie tempérée, le coquelicot était déjà connu des Égyptiens depuis des millénaires : des graines de coquelicot ont été retrouvées mélangées à des grains d’orge datant de l’Égypte antique.
Plante « messicole », il est présent dans les champs cultivés, les prairies, les friches et les terrains vagues. Il se développe en grands groupes visibles de loin. Son fruit est une capsule renfermant de nombreuses graines qui se disséminent par le vent et peuvent rester dormantes durant des décennies dans les sols. Représenté par de nombreux peintres, en particulier les impressionnistes au XIXe siècle, le coquelicot a aussi été considéré comme une mauvaise herbe et combattu pour préserver les cultures : il se fait donc aujourd’hui plus discret dans nos paysages.
Déjà connues des Égyptiens, ses propriétés sédatives n’entraînent pas d’addiction. À ne pas confondre avec le pavot somnifère dont on tire l’opium et la morphine.
Si les fruits, ou capsules, de ce cousin du pavot sont toxiques, ses fragiles pétales renferment des sucres complexes adoucissants (mucilages), des pigments antioxydants (anthocyanines) et un alcaloïde.
Le nom latin papaver du coquelicot proviendrait du mot « papa » signifiant « bouillie » : autrefois, des pétales de coquelicot étaient ajoutés à la bouillie des enfants pour les aider à dormir. Le coquelicot était déjà célébré pour ses vertus médicinales par le médecin grec Discoride au 1er siècle de notre ère. Décrit par le célèbre botaniste suédois Linné au XVIIIe siècle, il entre dans la composition de la « tisane aux quatre fleurs ».
Description du coquelicot :
Feuilles : alternes, se divisant en étroits segments pointus, ovales et dentées, très séparées avec des folioles pointues bosselées et des poils rigides à la fois dans les nervures et sur les bords.

Fleurs : de couleur rouge vif écarlate, contrastant avec un cœur d’étamines noir, les fleurs sont grandes (5 à 8 cm en largeur), généralement solitaires et terminales, fleurissant de mai à septembre.

Fruits : les fruits sont globuleux et glabres. Ils forment une capsule en forme d’urne avec un couvercle, renfermant de nombreuses graines qui se disséminent par le vent et peuvent rester dormantes durant des décennies dans les sols.

Pétales : les pétales sont des caducées, fragiles et froissés d’un rouge écarlate.

La plante entière secrète un latex blanc.
Fiche Technique :
Nom commun : coquelicot, ponceau, gravesolle, pavot coquelicot, pavot rouge
Nom(s) scientifique(s) : Papaver rhoeas L.
Famille : famille des papavéracées (papaveraceae)
Origine : Méditerranée orientale, d’Afrique du Nord et d’Asie tempérée
Partie(s) utilisée(s) : Les pétales, les capsules et les feuilles, une fois séchés, sont utilisés en phytothérapie.
Récolte : Une fois les pétales formés, ils ne durent que quelques heures, la récolte doit donc être effectuée immédiatement. Les capsules sont collectées environ trois semaines plus tard.
Formes et préparations : infusions, décoctions, sirops
Composants principaux de la plante : Alcaloïdes dont la papavérine et la rhoédine, anthocyanosides qui lui donnent sa couleur rouge, flavonoïdes, mucilages, tanins. Ses composants sont à l’origine de son emploi médicinal.
Synthèse par : Hassène KHIER
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