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Incendies, guerres, lumières… De nouveaux dangers menacent la vie des abeilles (et la nôtre)

Un nouveau rapport a identifié plusieurs menaces pour la vie des abeilles. Environ 35 % de ce que nous mangeons est lié à l’action de ces insectes. L’Homme peut agir.
À l’occasion de la Journée mondiale des abeilles, mardi 20 mai 2025, un rapport alarmant a révélé que des menaces inédites pèsent sur les pollinisateurs essentiels à notre survie. Les zones de guerre, les microplastiques et la pollution lumineuse figurent parmi les douze dangers émergents identifiés par l’organisation Bee:wild.
Risques de bouleverser les équilibres alimentaires
Si les abeilles venaient à disparaître, le miel manquerait à beaucoup d’entre nous. Mais le problème va bien au-delà. Près de 90 % des plantes à fleurs dans le monde dépendent, au moins en partie, de la pollinisation par les insectes qui transportent le pollen depuis les étamines (organes mâles) jusqu’aux stigmates (organes femelles) des fleurs.
Environ 35 % de ce que nous mangeons est lié à l’action des abeilles. La pollinisation favorise les productions de graines ou de fruits. Résultat : les équilibres alimentaires seraient profondément modifiés avec des fruits et des légumes plus rares.
Guerre, pollution, catastrophes naturelles…
Mais un rapport de l’ONG Bee:wild a identifié plusieurs menaces émergentes qui pourraient accélérer la disparition des pollinisateurs au cours des 5 à 15 prochaines années. Quelles sont ces menaces ?
– les conflits armés réduisent la diversité des cultures, privant les pollinisateurs de nourriture variée tout au long de la saison ;
– les microplastiques contaminent désormais les ruches européennes – des tests sur 315 colonies d’abeilles ont révélé la présence de matériaux synthétiques dans la majorité d’entre elles ;
– la pollution lumineuse nocturne réduit de 62 % les visites florales des pollinisateurs nocturnes, perturbant le rôle crucial des papillons de nuit ;
– la pollution aux antibiotiques contamine potentiellement les ruches et le miel, et affecte le comportement des pollinisateurs, notamment en réduisant leur recherche de nourriture et leurs visites aux fleurs ;
– la pollution de l’air qui affecte leur survie, leur reproduction et leur croissance ;
– incendies, plus fréquents et destructeurs, anéantissent les habitats.
« Nous pouvons réduire les dommages »
« Identifier les nouvelles menaces et trouver des moyens de protéger les pollinisateurs le plus tôt possible est essentiel pour prévenir de nouveaux déclins majeurs », alerte le Pr Simon Potts de l’université de Reading, auteur principal du rapport.
Source : https://actu.fr/